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Je sais pas si les arbres nous parlent quand ils font des sons avec leurs feuilles mais j’aime ça me faire croire que oui. Remarque, est-ce que c’est bien différent de toutes ces interprétations, ces sous-entendus et ces intentions qu’on se fait croire qui existent derrière les sons que font les gens avec leurs bouches en notre direction? Heh, je ne pense pas.

Si tu étais à la croisée de deux chemins et que sans savoir où ils mènent tu devais choisir de suivre celui qui fait mal ou celui qui fait bien, choisirais-tu celui qui fait mal? Alors pourquoi tu le fais avec tes pensées? Peut-être, tant qu’à n’en avoir aucune idée de ce qui s’en vient, au lieu de choisir de croire l’éventualité qui te fait mal, choisis celle qui te fait bien.

Essayer un peu moins.
Permettre un peu plus.

Si tu veux sauver le monde—comme il n’y a pas une ligne magique autour de toi qui ferait de toi quelque chose d’extérieur au monde—commence donc par là.

C’est une bonne stratégie écoute, je suis certain que beaucoup de gens vont être tellement impressionnés par tous ces sommets que tu vises et atteins qu’ils vont oublier de regarder en arrière ce que tu essaies si fort de fuir comme ça. Peut-être même que tu vas finir toi-même par oublier. Mais je gagerais pas là-dessus personnellement.

T’sais, ce qui compose la grosse majorité de nos vies, ce n’est pas les événements grandioses et extraordinaires, ce sont tous les moments inaperçus entres eux. Donc, peut-être qu’on devrait concentrer la majorité de nos efforts à rendre surtout ces moments inaperçus-là—des moments qui nous font du bien, qui font du sens.

Tu n’as pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour manger, prier et aimer—tu as juste besoin d’enfin t’en donner la permission.

Lettre du dimanche