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Ferme les yeux. Inspire le plus d’air possible. Garde. Garde. Garde. Expire le plus lentement que tu peux et sens ton coeur ralentir et s’engourdir d’une légère ivresse. Recommence au besoin.

Peut-être que si tu n’arrives pas à lâcher prise, c’est parce que tu n’en as jamais eu aucune. Qu’il n’y a rien à lâcher parce que ce n’est—pas—toi qui tiens les rennes de tout ça. Et si c’est ça, la seule chose peut-être sur laquelle tu devrais lâcher prise, c’est cette drôle d’idée que d’essayer de lâcher une prise que tu n’as même pas.

Quelconque personne te fait sentir moindre n’a absolument aucune espèce d’idée de quoi elle parle. Y compris si cette personne, c’est toi. Si c’est toi cette quelconque personne qui te fait sentir moindre, et bien je suis désolé de t’annoncer ça, mais tu n’as aucune espèce d’idée de quoi tu parles. C’est tout.

Arrête de te contenter de ce qui fait—juste un peu mal.

La paix entre ton coeur et toi vaut beaucoup plus chère que la validation et l’acceptation de tous ces pauvres inconnus pour lesquels tu te plies en deux, presque les genoux sur le sol, depuis toutes ces années.

Volontairement choisir la vulnérabilité, et donc, le risque—ça a des airs d’invulnérabilité.

Je ne fais jamais des choses que je n’ai pas envie de faire, sauf si pour une raison ou une autre—je décide—que oui. Donc, quelque part, je ne fais effectivement jamais des choses que je n’ai pas envie de faire. Alors je n’avance jamais dans le monde avec les sentiments qui viennent avec croire que je fais des choses que je n’ai pas envie de faire. J’avance avec ceux qui viennent avec croire que je ne fais jamais des choses que je n’ai pas envie de faire.

Lettre du dimanche