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31 janvier 2020

Sauf que si je voulais guérir l’adulte avant je devais nourrir l’enfant

Sauf que si je voulais guérir l’adulte avant je devais nourrir l’enfant. Lui donner sans limite tout l’amour dont elle avait encore faim, tous les compliments et toute l’attention qu’elle avait besoin pour enfin des années et des années et des années de jeûne et d’attente plus tard être enfin toute rassasiée. Et puis je n’avais enfin plus faim du tout. J’étais pleine. Enfin. Finalement. Je n’avais plus besoin de tous ces compliments ou de tout cet amour ou de toute cette attention dont j’avais avant tellement rêvée. Parce que ce qui était avant un trou qui faisait mal de son vide dans le dedans était devenu un plein tellement grand enfin qu’il me nourrissait de l’intérieur vers l’extérieur. J’étais guérie. 🌱🖤