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Tu—peux—y arriver. C’est ce qu’ils nous disent pour nous faire nous sentir bien. Mais tu sais, la vérité c’est que c’est aussi très possible que tu ne puisses—pas—y arriver. Et puis? La belle affaire. Ça ne devrait pas je pense te faire sentir mal ou moindre. Ta paix et ta valeur ne devraient pas dépendre de ce que tu es capable ou non de faire. Tu vaux beaucoup plus que ça.

Peut-être que la productivité
elle aussi
elle surtout
fait aussi partie
du trop de distractions
dans nos vies.

S’abandonner à la vie, ce n’est pas ne rien faire, parce que ne rien faire impliquerait que toi, ce n’est pas—aussi—la vie. Mais toi, c’est aussi la vie. Donc peut-être que de t’abandonner à la vie, c’est aussi de t’abandonner dans tes bras à toi, et, plutôt qu’un changement d’action, un changement de posture—de la peur à la confiance.

Est-ce que un frêne est moins ou mal un frêne parce que celui d’à côté à quelques feuilles de plus ou que son tronc est différent? Non. C’est absurde. Un frêne ne peut pas—ne pas—être un frêne et il ne peut pas—mal—être un frêne. Les différences entre lui et l’autre, oui, elles existent, mais elles ne changent rien de sa valeur en tant que frêne—parce que sa valeur en tant que frêne vient—uniquement—du fait d’être ce qu’il est en tant que lui seul. Et exactement comme le frêne, nous aussi, on ne peut pas—ne pas—être nous et on ne peut pas—mal—être nous, parce que, comme le frêne, notre valeur intrinsèque nous vient—uniquement—du fait d’être ce qu’on est en tant que nous seuls.

Entoure-toi de personnes
qui vont te laisser essayer,
changer, devenir, être,
la personne que tu deviens
à tout moment.

Je ne fais franchement—pas—toujours de mon mieux. Et attends, je fais même parfois—très volontairement—pas de mon mieux. Et puis?

Je sais pas, mais il me semble que—essayer très fort—de lâcher prise, ça ne sonne pas vraiment comme le bon geste.