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26 février 2020

Et si je me donnais la permission que ce soit facile

Et si je me donnais la permission que ce soit facile? C’est une question que je me suis posé il y a quelques années. T’sais j’avais passé toute mon enfance à me battre contre la rage qu’il y avait à l’intérieur de moi, à me battre contre ce qui était de toute façon autour de moi, à rejeter la réalité et à essayer d’escalader toujours une montagne encore, pis au travers de l’escalade j’avais trouvé une identité. Mon egomental s’était attaché à l’idée de la résilience comme une qualité. J’étais quelqu’un qui escaladait des montagnes et j’étais quelqu’un qui avait vécu des choses difficiles et j’étais quelqu’un qui s’en était sorti malgré tout. Sauf que c’est ça c’était ça le problème. T’sais l’ego ne veut pas disparaître alors il s’attache un peu comme une sangsue à ce qu’il peut parce qu’il a peur de retourner flotter dans le vide du qui est-ce que je suis? Et le miens avait trouvé son refuge dans l’idée d’être quelqu’un pour qui la vie est tout le temps difficile mais qui réussissait à s’en sortir toujours. Alors quand ça faisait trop longtemps qu’il n’avait pas dû passer par dessus quelque chose, que ça commençait à être trop facile, qu’il retournait dans le vide du mais alors qui est-ce que je suis, qu’est-ce qu’il faisait? Il en trouvait une, une montagne. Il trouvait toujours quelque chose encore tout le temps pour continuer d’exister de la même façon. Pour éviter de se reposer trop de questions. Sauf qu’à un moment j’ai choisi de lui dire non. Doucement. J’ai pris la petite sangsue dans mes mains et je lui ai dis que tout irait bien même si elle lâchait prise. Qu’elle n’avait pas besoin d’être accrochée comme ça à une identité pour exister. Et je me suis permis d’exister sans montagne à franchir. Et je me suis permis que ce soit facile. Et ça l’a été. 😌🖤