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11 juin 2022

11 juin 2022

Mais peut-être, quand quelqu’un te dit de faire confiance à la vie, qu’elle va s’occuper de toi, rappelle-toi que « la vie », ça comprend AUSSI TOI. J’ai toujours trouvé curieux cette tendance au mental à s’extraire de « la vie » ou de « la nature », comme s’il était alien aux deux concept, comme s’il n’était pas lui-même un produit de la vie et de la nature, sauf que, oui. Moi je pense que « je » naît du monde exactement comme une feuille naît d’un arbre. Et exactement comme la feuille qui EST l’arbre, « je » est la nature et la vie. Il n’y a pas moi ET la vie. La vie c’est moi. Moi c’est la vie. Pis t’sais, je peux juste te parler de mon expérience à moi, te dire ce que ça m’a fait à moi mon amie de réaliser (choisir de croire) ça. Mais moi, réaliser que cette séparation, que cette dualité entre moi et la vie n’existe pas, ça m’a enlevé beaucoup de pression, et aussi, rendu très responsable. Parce qu’il n’y a plus ce que la vie veut contre ce que moi je veux. Ce que moi je veux c’est ce que la vie elle veut. Ce que je fais est toujours naturel, par définition, puisque je suis la nature, je ne suis pas un agent indépendant qui existe hors de la vie et de la nature. Mais aussi, ça veut dire que la responsabilité de mon état me revient. Pas dans un sens coupable, où je me pointerais du doigt pour ci et pour ça, mais dans un sens capable. Réaliser que je ne suis pas juste un passager, que je suis AUSSI le conducteur. Et que si moi aussi je tiens le volant, j’ai la capacité de changer ma direction. Tout en sachant que, comme tout ce que je fais est naturel et est la vie, quoique je choisisse de faire, je ne peux pas aller contre le vie. Le « mauvais » chemin n’existe pas. Un sentiment quelque part entre la responsabilité absolue et la liberté absolue. 😌

par Frédéric Gingras.