Mots

Responsabilité

C’est pas de ma faute. C’est pas de ma faute si j’ai été abandonné quand j’étais petit. C’est pas de ma faute si mon père est parti et que ça m’a complètement détruit. C’est pas de ma faute si ça ma fait devenir un enfant rempli de rage et de violence.

C’est pas de ma faute.

C’est pas de ma faute si j’ai eu une enfance de merde. C’est pas de ma faute si j’ai été emmené de force une fois chez un psychiatre. C’est pas de ma faute si j’ai fait une dépression qui m’a empêché de finir mon secondaire avec mes amis. C’est pas de ma faute tout ça. Ni le départ de papa. Ni ma réaction émotive. Ni ma violence qui en a découlé.

C’est pas de ma faute.

Mais.

Oui : mais.

Mais c’est de ma faute si j’ai attendu d’être un homme avant de prendre ma vie en main. Avant de faire le « switch » mental le plus important que j’ai fais dans ma vie. C’est de ma faute, juste à moi, si j’ai attendu aussi longtemps avant de devenir responsable de ma réalité. Pis c’est la chose la plus puissante que je n’ai jamais fais.

Parce que quand on accepte qu’on est responsable de tout dans notre vie, même nos malheurs, ce n’est pas simplement se tapper dessus et se donner la faute, non. Vraiment pas, en fait. C’est se donner le pouvoir de faire autrement.

Parce que si je suis responsable de ce que je vis en ce moment, je peux le changer. Si je ne suis que victime, je ne peux rien y faire. 

Parce que si, certes, je ne peux pas choisir ce qui m’arrive parfois dans la vie, c’est clairement moi qui décide comment je vais réagir à la situation.

Cette façon de penser, cette petite nuance, c’est ce qui m’a permis de devenir celui que je suis aujourd’hui. C’est ce qui m’a donné la force de me relever pis de continuer d’avancer, au lieu de sombrer dans des pensées plus que sombres.

Alors lève-toi. Lève-toi debout pis serres les poings. Pis regarde droit devant toi. Tout ça, c’est ton choix. Oui, parfois la vie nous donne des cartes de merde pour commencer la partie. Ça, on peut rien n’y faire. Par contre, c’est nous qui décidons d’abandonner au lieu de jouer avec ce qu’on a. 

Alors regarde-toi droit dans les yeux pis fais-toi une promesse. Promets-toi de ne jamais te laisser tomber encore une fois. Que ça, c’est ta vie. Que c’est toi qui décide comment tu vas la vivre. Que rien, pas le regard des autres, pas la pression sociale, pas les conventions, pas les médias, personne, ne va te dicter comment vivre ta vie ou te dire qui tu es. Que tu prends la responsabilité totale de ton bonheur. Que si t’es pas encore exactement là où tu voudrais c’est ta responsabilité, à toi seul, de t’y rendre. Pis que plus jamais tu mettras le blâme sur quelqu’un d’autre que toi.

 

J’te connais pas, mais j’t’aime.

Fred

Frédéric Gingras